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Sortie 3 stage autonomie 19 et 20 juillet 2008

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Sortie 3 stage autonomie 19 et 20 juillet 2008

Message  Franck P le Jeu 31 Juil - 1:21

Compte-rendu de week-end rocher sur Chamonix, nuit prévue au refuge privé de la flégère.

Samedi 19 jullet : Arrivée à 8h30 au parking du téléphérique de la flégère

Compte tenu de la météo - beau samedi, moyen dimanche - et des connaissances préalables suffisantes des participants, j'ai opté pour effectuer la course d'application le samedi, avec si le temps le permettait une 2ème course le dimanche, plus technique, pour amener les participants aux limites de leur maîtrise. En même temps cette configuration servait bien mon idée pédagogique qui dit que les ateliers c'est bien, mais seule la pratique permet de connaitre les vrais problèmes du terrain et de trouver ses limites.
Le choix de Chamonix et ses remontées mécaniques rentrait parfaitement dans cet état d'esprit, en offrant des courses découvertes interessantes à la journée, avec une marche d'approche réduite. Nous prenons un aller retour téléphérique de la flègère et télésiège de l'index.

Traversée des Crochues, massif des aiguilles rouges, Niveau PD en rocher, 1h d'approche depuis le télésiege de l'index
A 9h nous montons au sommet du télésiège de l'index, notre ticket montée est épuisé. Le lendemain, le refuge de la flégère se trouvant à l'intermédiaire, nous aurons à remonter à pied l'équivalent du télésiège, mais nous pourrons tout redescendre en moyens mécaniques.
A l'issue de la marche d'approche, nous découvrons la différence par rapport à une course de neige, trouver le départ de la voie n'est pas toujours facile. Sur le parcours, on peut très vite faire un écart d'itinéraire, quelques metres suffisent, nous l'avons constaté. En neige une fois que l'on a trouvé la bonne pente ou le bon couloir, difficile de se tromper. En rocher le cheminement est plus incertain, le chercher fait souvent perdre du temps sur l'horaire.
Des cordées sont déjà présentes, nous attendons notre tour ce qui nous fait démarrer l'escalade proprement dite vers midi moins le quart.
Bilan : La marche corde tendue est correctement maîtrisée si ce n'est que des progrès sont encore à faire sur la distance entre partenaires qui est à adapter en permanence à la configuration du terrain. Trop de passivité, il faut adapter la distance d'encordement soit par des anneaux dans la main pour de petits ajustements, soit par des anneaux de buste pour de plus grand ajustements. ce n'est pas très dur, terrain idéal pour travailler les anneaux, la marche corde tendue avec passage dans les bequets. Les cordées sont plus ou moins rapides en fonction des participants, mais pas trop de merdouille, bien que nous soyons nombreux cela avance honnètement, il n'y a pas de sur-assurage, les bequets sont bien utilisés
Les roles de premier et de second sont à travailler. Il ne faut pas perdre l'objectif de se bouger pour avancer sans trop de temps mort à révasser ! La rapidité devient vite un élément clé dans des courses de plus grande envergure, chacun doit avoir son role à coeur pour avancer. Agir avec anticipation sans attendre une demande ou un guidage de son partenaire, c'est prendre de l'assurance pour devenir autonome.
Pique-nique au sommet vers 13h15, redescente dans les névés du lac blanc à partir de 15h15. L'aperçu d'ensemble est que la course a été menée avec maitrise.


Dimanche 20 juillet
Arrête Sud-Est de l'aiguille de l'index, AD.
Course présentée dans le topo des aiguilles rouges comme très bon parcours d'initiation à la montagne, aérien, de difficulté modérée. Pas tant que cela, nous le verrons !
Temps au beau sur le mont blanc, mais nuages menaçants qui filent à toute allure sur le versant aiguille rouges. Fort vent. Nous décidons d'aller au pied de la voie et d'aviser ensuite. L'entousiasme est limité. Avec le risque de pluie, je suis à 2 doigt de décider de redescendre dans la vallée pour faire des ateliers au Gaillands. Cependant au pied de la voie, les nuages gris se succèdent avec des passages de clarté plus ou moins prononcés, mais il n'y a pas d'aggravation. Nous sommes là, nous continuons. Assurément cela va mettre de la pression à ne pas trainer. C'est une des composantes des courses de rocher, cela sera formateur !
Lors de la montée, j'avais émis l'idée que des cordées prennent de l'avance sur les plus lents pour commencer à s'équiper au pied de la voie. J'en avais expliqué l'accès visuellement. Mais personne ne répondit à l'appel, peut-etre rester dans le groupe était-il plus rassurant quant à l'itinéraire, j'ai mené la marche jusqu'au pied de la voie.
La première longueur présente une difficulté, la seule de la voie, un pas de 5b A0. Et c'est vrai en grosse il n'est pas facile. Il faut tirer sur une sangle. Il faut un certain temps pour que nos 5 cordées s'étirent. Chaque homme ( femme ) de tête est suivi par une deuxième tête de cordée à 5-6 mètres. La 3 ème cordée part lorsque le second de la cordée de tête est parti. Ce sera un bon apprentissage pour la manipulation des cordes, utiliser un piton qui est déjà occupé par une dégaine. Ce n'est pas pratique, mais au combien réel lorsqu'il faut doubler une cordée lente car il reste encore beaucoup de longueurs. Doubler avec fermeté et politesse ! Une maîtrise technique apparente aide à ce que la pilule passe mieux pour les doublés. D'ailleurs une cordées japonaise nous double tous en nous laissant sur place, sans nous avoir réellement gènés.
Le vent souffle, la deuxième longueur a déjà suffit à ce qu'on s'inquiette du nombre de longueurs. Course classée initiation, oui, mais nous sommes dans un terrain montagne sur une arête rocheuse. Pas sur une voie d'escalade en falaise de calcaire. Nous découvrons qu'il y a de l'appréhension, de l'engagement, même si les cotations ne dépassent pas le 4. Je voulais que les stagiaires n'aient pas une impression de grande maitrise du terrain pour qu'il perdent un peu de leur confiance et qu'il réfléchissent à 2 fois à leur capacités avant de s'engager dans de futur projets. Sur ce plan je crois avoir réussi.

Assez vite l'atmosphère est devenue plus tendue, largement moins bon-enfant que dans la traversée des crochues. Des faiblesses psycologiques apparaissent. "On aurait du faire plus d'ateliers !". Mais en atelier, aurions nous vu les problèmes de croisement de cordes, de noeuds, de mou qui ne viens pas, de stress, ...
Par soucis du temps menaçant, et par soucis d'apprentissage des valeurs qui me semblent fondamentales en rocher, comme tenir un horaire, j'incite à ne pas trainer, à éliminer tout temps mort, ce qui gènère quelques tensions. Si certains se dirigent vers des courses plus ambitieuses en rocher, je veux qu'il se rendent compte que le facteur temps peut vite devenir un problème. Nous sommes plusieurs cordées les unes derrières les autres et nous progressons aussi en parallèle, facteur de pertes de temps, certes, mais la fréquentation est aussi une des réalités de la montagne.

Ouf, nous atteignons le sommet, il n'y a pas eu d'orage, ni de pluie ( la pluie arrivera en force l'après midi lors de notre retour en voiture ). Encore un rappel et il n'y a plus qu'une courte descente dans un couloir pour rejoindre le télésiège. Pas de longue marche de retour, c'est tout de même confort ! Nous n'avons pas le temps de peaufiner les rappels, pas d'utilisation d'autobloquant, l'assurage se fait en tenant le bout du rappel.
L'aperçu d'ensemble est que la course a été menée à l'arrache !

Epilogue
En feuilletant le Topo, les participants se rendent comptent que nous avons fait les courses les plus faciles du massif des aiguilles rouges. Si la traversée des crochues, comme certains me l'ont avoué, leur avait fait imaginer de nouvelles ambitions montagne, l'arête sud-est de l'Index à largement freiné les ardeurs ! Faire 2 classiques de niveau PD et AD à bien montré les différences de niveaux. On peut encore tout faire en grosse, mais nous sommes à dominante corde tendue dans le PD, la performance tient à la vélocité de la cordée, alors que dans le AD, on commence à tirer des longueurs. Les problèmes ne sont plus les mêmes, il y en a plus, ce qui demande plus de temps. Et comme on perd du temps en manipulations supplémentaires, on en a en fin de compte moins de temps. C'est la quadrature du cercle !
Au final nous avons tout de même fait 2 courses dans le week-end, tout le monde semble assez satisfait. Un certain nombre de pendules ont été mises à l'heure, quant à ses capacités, trouver les départs de voies, gérer les manipulation de cordes, gérer son stress, s'orgniser aux relais, ...
Lors des révisions en ateliers en week-end réchappe, suffisament de mises en situation auront été rencontrées pour que lchacun sache de quoi on parle. Cela ne pourra qu'aider à mieux comprendre le fondé des techniques de base.
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Franck P

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